Anne-Elisabeth Migeon
Certifiée en Micronutrition et en Nutrition Comportementale à Saint-Jean-d'Angély
 

Certifiée en Micronutrition et en Nutrition Comportementale à Saint-Jean-d'Angély et Saintes

Insuline : hormone au coeur de votre santé


Insuline : Hormone au cœur de notre métabolisme ?

 

Que peut-on dire sur l’insuline ?

L’insuline est une hormone produite par le pancréas et plus exactement par les cellules du pancréas endocrine appelées les ilots de Langerhans.

On peut donc dire que le pancréas est un organe avec une double fonction :

  1. Une fonction digestive qui produit les enzymes nécessaires à la digestion des aliments et déversées dans le duodénum.
  2. Une fonction endocrine qui produit les hormones faisant varier la glycémie l’insuline et le glucagon.

Comment décrire l’insuline ?

Juste avant sa libération, l’insuline est une protéine composée de 51 acides aminés, elle est stockée sous la forme d’une protéines inactive appelée la pro-insuline, ensuite elle est coupée par des enzymes et la forme active insuline est libérée.

Quel est le rôle de l’insuline ?

L’insuline est une hormone hypoglycémiante c’est-à-dire qu’elle fait baisser le taux de sucre dans le sang. L’insuline est libérée lorsque le taux de sucre dans le sang augmente comme par exemple après un repas.

Le rôle de l’insuline s’exerce sur les organes dits sensibles, ce sont les muscles squelettiques, le foie, le tissu adipeux …L’insuline va permettre l’entrée du glucose dans les cellules de ces organes et permettra ensuite son utilisation par oxydation. L’insuline favorise la respiration cellulaire, le stockage du glucose en glycogène dans les organes, comme le foie, le muscle, et son stockage en graisses dans le tissu adipeux. C’est par ces mécanismes que le taux de glucose dans le sang va diminuer. Ensuite par un mécanisme de rétro-contrôle, lorsque le taux de glucose aura baissé, la sécrétion d’insuline  va s’arrêter.

Et le glucagon ?

Comme l’insuline le glucagon est produit par le pancréas endocrine, si l’insuline est produite par les cellules dites béta du pancréas, le glucagon lui est produit par les cellules alpha du pancréas. Ces 2 types de cellules sont sensibles aux variations de la glycémie ce qui favorisera ou réduira leur sécrétion.

On dit que ces 2 hormones sont antagonistes c’est-à-dire que le glucagon sera libéré quand la glycémie baisse et aura pour effet de la faire remonter, en permettant l’hydrolyse du glycogène forme de stockage du glucose dans le foie, alors que l’insuline sera sécrétée quand la glycémie sera haute et aura pour effet de la faire baisser. Il faut savoir que le foie joue un rôle essentiel dans ce mécanisme puisqu’il est relié à l’intestin grêle grâce à la veine porte et pourra y prélever les nutriments qui y arrivent.

En fait, on peut dire qu’Insuline et glucagon permettent un équilibre métabolique. Chez les hommes, la glycémie doit se situer à environ 5 mmol/L. L'insuline est produite quand ce seuil est dépassé. Inversement le glucagon agit quand la glycémie tombe en-dessous de cette valeur de référence.

Comment agit l’insuline ?

  • Elle permet de faire entrer le glucose sanguin dans les cellules ;
  •  Elle favorise l'oxydation du glucose dans la cellule afin de produire de l'énergie sous forme d'ATP
  •  Elle empêche la dégradation de glycogène en glucose par le foie et la conversion des acides aminés et du glycérol en glucose
  • De plus l’insuline joue un rôle dans le métabolisme des lipides et des protéines en favorisant la synthèse des protéines et la synthèse des triglycérides dans le tissu adipeux ( ce qui augmente le stockage des graisses).

Insuline : insulino-résistance, et diabète : que peut-on dire ?

Le diabète type 1 est dit insulino-dépendant, il apparait chez l’enfant ou le jeune adulte, c’est une maladie auto-immune qui est due à la destruction des cellules bêta des ilots de Langerhans (cellules qui produisent l’insuline) ce qui aboutit à l’absence de production de l’insuline. De fait pour contrôler leur glycémie ces patients auront besoin d’injection d’insuline.

Le diabète de type 2 apparaît quant à lui chez des personnes plus âgées, souvent après 40 ans. L'obésité est un facteur de risque important du diabète de type 2. L'organisme produit toujours de l'insuline, mais les cellules cibles sont moins sensibles à l'hormone Des modifications du mode de vie sont souvent préconisées aux patients diabétiques de type 2 afin d'améliorer la sensibilité à l'insuline comme adapter l’alimentation et pratiquer une activité physique régulière. Dans ce type de diabète, il est prescrit un traitement par voie orale mais parfois le diabète devient insulino-requérant et il faudra avoir recours à des injections d’insuline.

La résistance à l’insuline apparait quand les cellules ne répondent plus correctement à l'insuline, et la glycémie ne baisse pas assez malgré la présence d'insuline, on parle de résistance à l'insuline, ou insulinorésistance Pour compenser cet effet de l'insuline, le corps sécrète encore plus d'insuline, et les taux d'insuline augmentent : on parle l'hyperinsulinémie. À long terme, le pancréas s'épuise et la production d'insuline peut diminuer avec pour conséquence un risque devenir diabétique de type 2 si les niveaux de glucose restent élevés dans le sang.

L'insulinorésistance précède donc souvent le diabète de type 2 d’où le terme également de prédiabète. Quand par une prise de sang, on note une glycémie en limite haute mais dont le taux ne correspond pas à la définition du diabète, il est important dès ce stade d’intervenir pour prévenir le risque d’installation d’un diabète.

La résistance à l’insuline fait partie des critères retenus dans le syndrome métabolique, syndrome qui prédispose au diabète et aux pathologies cardio-vasculaires.

 L’insulino résistance prédisposerait également à d’autres pathologies comme la maladie du foie gras, le syndrome des ovaires polykystiques, ou même les dépressions…

Comment améliorer l’insulino-résistance ?

Les modifications du mode de vie permettront de prévenir l’insulino-résistance et le diabète 2.

  • Des modifications alimentaires : en adoptant une alimentation à index glycémique bas, pour limiter les variations importantes de la glycémie.
  •  La pratique du jeûne intermittent permettrait aussi de lutter contre la résistance à l'insuline ou la pratique du jeune glucidique sur 14 à 16H.
  • Pratiquer une activité physique.
  • Avoir un sommeil réparateur
  • Limiter le stress au quotidien
  • Arrêter le tabac et limiter la consommation d’alcool

En association avec ces règles hygiéno-diététiques, une aide phytothérapie peut être utile.

Conclusion :

Glycémie, métabolisme des graisses... L'insuline est une hormone qui joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l'organisme. Mais sa sécrétion et son efficacité peuvent être perturbées par différents facteurs avec des conséquences pour la santé. A tous ces différents stades il est possible d’agir en adoptant certaines habitudes de vie. Même en prévention et surtout si le diabète fait partie de votre héritage génétique, il est possible d’intervenir.

Alors n’hésitez pas à consulter pour maintenir ou améliorer votre santé

 


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