Anne-Elisabeth Migeon
Certifiée en Micronutrition et en Nutrition Comportementale à Saint-Jean-d'Angély
Anne-Elisabeth Migeon
 

ANNE-ELISABETH MIGEON, Certifiée en Micronutrition et en Nutrition Comportementale à Saint-Jean-d'Angély et Saintes

Reduire le risque de cancer par l'alimentation ?

Alimentation

Face au flot d'informations plus ou moins fondées au sujet des aliments anticaner, l'INRAE a publié une mise au point sur l'état actuel des connaissances.

Cinq facteurs ont prouvé scientifiquement leur intérêt en terme de prévention du cancer. 

Nombreux sont les aliments auquels on attribue des vertus anticancer, parmi ces aliments certains ont fait l'objet d'études et leurs bénéfices dans le cadre de la prévention des cancers sont étayés.

1) La consommation de fruits et légumes est associée à une diminution du risque de cancers aérodigestifs ( cancer de la bouche, du pharynx, larynx, nasopharynx, oesophage, poumon, estomac et colon-rectum) avec un niveau de preuve jugé probalble.Les fibres, les vitamines, minéraux et les micro-constituants  ( polyphénols, caroténoïdes, molécules soufrées ...) qu'ils contiennent pourraient influencer la cancérogénèse via des mécanismes anti-oxydants, anti-prolifératifs ou des modulations du métabolisme des molécules pro-cancérigènes. 

2) La consommation de fibres alimentaires est aussi associée à une diminution du risque de cancer colorectal, avec un niveau de preuve jugé probable. Cet effet protecteur est lié à une action mécanique des fibres: augmentation du volume des selles et dilution des élèments carcinogènes par fixation d'eau et leur élimination fécale, réduction du temps de transit intestinal, réduction de l'insulinémie, de la résistance à l'insuline, des concentrations d'hormones stéroïdiennes circulantes. La fermentation des fibres est à l'origine de la production d'acide gras à chaines courtes auquels sont attribués des effets antiprolifératifs et anti inflammatoires. 

3) La consommation des produits laitiers  est associée à une diminution du risque de cancer colorectal  ( niveau de preuve probable) en partie en raison du calcium qu'ils contiennent. Le calcium a des effets directs sur la réduction de la croissance et l'induction de la différenciation et de l'apoptose des cellules normales et tumorales. Les acides gras conjugués ainsi que les bactéries lactiques présentes dans certains produits laitiers pourraient aussi être impliqués dans cet effet protecteur. Toutefois une consommation importante de produits laitiers pourraient à l'inverse causer une augmentation du risque du cancer de la prostate. 

4) L'activité physique, même modérée, permet aussi de limiter le risque de survenue de cancer du colon, du sein après la ménopause et de l'endomètre ( niveau de preuve probalble) .Ces effets pourraient être liés à la diminution des concentrations sanguines d'hormones et facteurs de croissance , une réduction de la résistance à l'insuline, de l'inflammation, une accélération du transit intestinale ce qui limite l'exposition de l'intestin aux substances carcinogènes et réduit le risque de surpoids et d'obésité.

5) Enfin, la dernière recommandation de cette mise au point est d'éviter les facteurs de risques comme le tabac, l'alcool, une alimentation déséquilibrée et mal adaptée, et le surpoids. 

Rappelons qu'en France , 16 % des nouveaux cas de cancer chez les hommes et 20 % chez les femmes sont attribuables à des facteurs nutritionnels. 

 

 


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